Dans un billet, Le Canard Enchaîné de mercredi dénonce l'organisation de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy du début janvier, un "match truqué" où "l'adversaire est de paille" et où le président s'est violemment attaqué à plusieurs journalistes qu'il a ensuite appelé au téléphone pour faire "ami-ami".

"Sarkozy tape d'autant plus fort qu'il sait que son interlocuteur est sans voix. Il ne peut riposter, c 'est l'Elysée qui tient le micro", rappelle l'hebdo satirique, en soulignant que ce sont "les hommes du président" qui choisissent les journalistes autorisés à poser des questions.

"Sitôt la question posée, le micro change de mains. Pas de droit de suite pour le questionneur, pas de possibilité de porter la contradiction, d'insister si le chef de l'Etat a répondu à côté", souligne le Canard.