L'intersyndicale des salariés d'Associated Press France (AP) a "refusé de signer un chèque en blanc" au projet de reprise de l'agence de presse déposé par l'homme d'affaires Vincent Bolloré, ami proche du président de la République.

La réunion du Comité d'Entreprise "n'a permis de lever aucune des inquiétudes des élus et de l'intersyndicale", ont indiqué les syndicats SNJ, CFDT, SNJ-CGT et FO dans un communiqué commun à la mi-décembre.

Lors de cette réunion, le directeur général d'AP France, Pierre-Yves Glass, a selon eux présenté aux élus du personnel une "coquille vide" et n'a donné aucune information sur "le rédactionnel", "le montage financier", "l'emploi" et "les garanties sociales".

AP est une des trois grandes agences de presse mondiales à offrir un service d'informations sur la France, comme Reuters et l'Agence France-Presse, cette dernière étant leader sur le marché national.

Vincent Bolloré contrôle deux quotidiens gratuits, DirectSoir et Matin Plus, la chaîne de télévision Direct8 et environ 30% du capital d'Habvas, 2ème agence de publicité Française. Il détient de nombreuses concessions publiques en France et en Afrique, où il contrôle plusieurs ports en Afrique de l'Ouiest.