Intersyndicale des Journalistes

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samedi 19 avril 2008

AP: communiqué intersyndical

Principaux extraits:

L’Intersyndicale SNJ-CFDT-CGT-FO de l’Associated Press prend acte du retrait du projet de reprise du service français de l’AP, annoncé jeudi dans un communiqué à l’AFP par son principal initiateur, Bertrand Eveno.

Le repreneur potentiel a présenté un « business plan » qui, loin de les rassurer, a mis au jour un vaste plan social visant les pigistes et correspondants en province, révélant en creux son projet rédactionnel caché. Inquiétude confirmée par l’AP qui a fini par avouer que la cession envisagée n’était pas complète puisqu’elle entendait conserver ses postes détachés à l’Elysée, Matignon, Assemblée nationale, Palais de justice,

La rédaction a rédigé une « plate-forme de garanties » à laquelle les repreneurs potentiels n’ont jamais répondu.

Les représentants du personnel, par sens des responsabilités, ont continué de leur tendre la main en les invitant inlassablement, et jusqu’à une date récente (le 20 mars encore), à négocier avec les organisations syndicales un accord collectif de garanties

Le tandem de reprise a fini par soumettre au comité d’entreprise, sans aucune négociation préalable, une lettre dite de « garanties » qui ne répondait nullement aux inquiétudes du personnel puisqu’elle ne prévoyait pas l’hypothèse la plus redoutée -le dépôt de bilan- et que la garantie financière du groupe Bolloré en tant que tel n’y figurait pas.

dimanche 13 avril 2008

Le Monde: solidarité de l'équipe web

Les salariés du site internet du Monde, filiale du groupe, se sont réunis en assemblée générale pour voter un texte de solidarité à leurs collègues du groupe", publié dimanche sur le site (www.lemonde.fr).

L'équipe du Monde.fr précise qu'elle s'opposera à "la publication sur lemonde.fr d'articles en provenance du journal le lundi 14 avril", jour de la grève du quotidien.

Les salariés du Monde seront en grève lundi pour protester contre un plan de redressement qui prévoit la suppression de 130 emplois au quotidien, dont 85 à 90 journalistes, soit le quart de la rédaction.

samedi 12 avril 2008

AFP: CE extrordinaire sur le statut

Lors du CE extraordinaire du 11 avril, demandé par l'intersyndicale, le PDG a fixé à fin 2009 l'échéance du travail sur une modification "éventuelle" du statut de l'AFP, voté à l'unanimité par le parlement le 10 janvier 1957, après 19 mois d'un débat souhaité par, Jean Marin (PDG de l'AFP de 1957 à 1975), et lancé par Pierre Mendès-France (*). Ce statut protège l'indépendance de l'AFP et lui interdit de présenter un budget en déficit. Sur la période 2006/2007, l'Agence a dégagé une marge bénéficiaire d'exploitation de 30 millions d'euros.

Renversé le 5 février 1955, Pierre Mendès-France signe la veille le décrêt créant la commission Surleau, chargée de "préparer un projet de statut". Edgar Faure, nouveau pdt du conseil, reprend alors le flambeau.

Reprise à 60 mlns de consommateurs

L'équipe rédactionnelle, après 4 jours de grève a reçu des garanties du directeur de la publication quant au fonctionnement quotidien du journal et sur le rôle prépondérant du nouveau rédacteur en chef. Elle a donc décidé de reprendre le travail.

vendredi 11 avril 2008

RV lundi à 11H30 devant Le Monde

Les syndicats de journalistes (SNJ-CGT, SNJ, CFDT, SJ-CFTC) soutiennent pleinement la mobilisation des salariés du Monde.

Ils appellent les journalistes parisiens à se rassembler lundi 14 avril, à partir de 11h30, devant l’immeuble du journal, au 80 boulevard Auguste-Blanqui (dans le 13e arrondissement), métro Glacière ou Corvisart .

28 rédactions en grève depuis 9 mois

Au cours des neuf derniers mois, pas moins de 28 rédactions différentes, en France, ont été contraintes de se mettre en grève, dont 8 en presse quotidienne régionale et 8 en presse magazine.

Pour plusieurs de ces rédactions, c'est la première grève depuis des décennies. Au Monde, si rien n'est fait pour trouver une solution, l'arrêt de travail sera le premier de l'histoire du quotidien. Dans bien des cas la rédaction a suspendu d'abord son mouvement avant d'être obligé de le reprendre.

mardi 8 avril 2008

Est Républicain: grève pour les CDD

La rédaction de L’Est Républicain a fait grève le 28 mars puis le 3 avril, à l’appel de l’intersyndicale SNJ, CFTC et FO, après l’annonce en Comité d’Entreprise des intentions de la direction de ne pas embaucher les journalistes en CDD utilisés durant la mise en place du système éditorial.

La forte mobilisation des journalistes a conduit à la non-parution totale de quatre éditions sur quinze ou à la sortie d’éditions tronquées.

Des assemblages fantaisistes (parution de l’édition du Doubs en Haute-Saône, de Nancy et Pont-à-Mousson à Luneville,...), sans vérification, corrections ou contrôle éditorial ont été réalisés par les cadres de la rédaction qui ont utilisé des pages non finalisées et/ou non validées par des rédactions en grève.

La police frappe un JRI en action à Paris

Un journaliste, reporteur d'images (JRI) de France 2 a été blessé lundi à Paris par des policiers qui l'ont molesté pendant qu'il filmait sur le trajet de la flamme olympique à Paris. Bruno Girodon, 45 ans, filmait une relayeuse handicapée peu après le départ de la flamme olympique vers 13h30 quand il a été "pris à partie par les forces de police", a indiqué le chef du service des JRI de france 2, Roger Motte. Il a été "mis à terre et frappé à la tête", puis a "perdu connaissance une dizaine de secondes", avant de se relever.

La Tribune: Philippe Labarde, médiateur agréé par la SDJ

L'homme d'affaires Alain Weill, qui a racheté en février 2008 le quotidien La Tribune, a signé mardi une "charte d'indépendance" avec la rédaction, prévoyant que tout conflit sera arbitré par un médiateur choisi par le directeur de la publication et approuvé par la Société des journalistes de La Tribune.

Ce médiateur est Philippe Labarde, l'un des 4 journalistes du Monde qui ont fondé La Tribune en 1984.

Sources: une loi "dangereuse" (SDJ)

Le Forum des sociétés de journalistes (FSDJ) a dénoncé mardi dans un communiqué une"régression" par rapport aux textes existants, dans le projet de loi sur le secret des sources d'information. "Sous prétexte de mieux protéger ce droit fondamental", le texte "multiplie au contraire les exceptions qui justifieront d'y porter atteinte", estime le Forum, qui demande donc aux parlementaires de ne pas cautionner un projet qui, en l'état, est jugé "inadapté et dangereux".

Le projet de loi sur la protection du secret des sources des journalistes, dont l'examen devait débuter ce mardi à l'Assemblée, a été reporté sine die en raison du retard pris sur le texte sur les OGM.

samedi 5 avril 2008

Protection des sources: communiqué

Les syndicats de journalistes sont très inquiets de l'absence de prise en compte de leurs recommandations dans le projet de loi sur la protection du secret des sources.

Leur position commune, défendue lors des audiences avec les députés, consiste à n'accepter pour dérogation au principe général de protection des sources que le cas très précis de la prévention de crimes passibles d'au moins dix ans de prison, faisant peser un risque sur l'intégrité physique des personnes, et lorsqu'il n'existe aucune autre possibilité d'obtenir les informations.

Le texte qui sera soumis au Parlement mardi prévoit une définition beaucoup moins précise, mentionnant « lorsqu'un impératif prépondérant d'intérêt public l'impose".

Au vu du flou de cette formule, toutes les interprétations risquent de pouvoir lui être données.

Au delà du principe universel de protection des sources, déjà reconnu par le droit français et européen, il restera possible, dans le cadre d'une perquisition, de saisir les carnets d'adresse et ordinateurs des journalistes. Officiellement, ils devront être placés sous scellés. Mais dans la pratique, chacun sait qu'il existe un risque que quelqu'un regarde avant, par dessus l'épaule du juge. Dans ces conditions, certaines sources n'oseront plus donner leur version des faits. Conséquence : les journalistes ne pourront plus questionner les sources, recouper l'information ni prendre le recul nécessaire pour éviter les dérapages.

Le fonctionnaire d'un ministère, le conseiller municipal ou le policier qui accepte de signaler anonymement des affaires de délinquance politico-financière dont il est témoin risquera dorénavant de se taire par crainte de représailles du pouvoir s'il sait qu'il peut être identifié par la levée du secret des sources.

Les dérogations prévues dans ce texte sapent sa portée et les fondements de la démocratie : faute de sources d'information questionnables, les journalistes et leur public seront exposés à toutes sortes de dérapages et n'auront plus les moyens de distinguer les « fuites » savamment organisées par les pouvoirs, publics ou privés, des informations fiables.

J0: Rama Yade met 6H34 pour démentir

La secrétaire d'Etat a battu le record du monde de lenteur de démenti.

A 10H45, l'AFP informe en "urgent" qu'elle a fixé trois conditions pour la venue du président Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin, dans un itw au Monde.

A 17H19, l'AFP donne, également en "urgent", le très bref communiqué où Mme Yade dément ses propres propos.

Contacté par l'AFP, Le Monde assure de son côté "avoir fidèlement retranscrit ses propos".

vendredi 29 février 2008

Pourquoi les syndicats de journalistes ?

Présents dans 400 entreprises de presse, souvent des PME, ils témoignent au quotidien des dégâts causés par les atteintes à la déontologie... sur les conditions de vie dans les rédactions et la crédibilité des différents média. Avec des élus (*), des délégués, des moyens matériels et juridiques, ils se battent pour tenter d'assurer un minimum de déontologie dans leurs entreprises et des perspectives de long terme.

Pourquoi garantir l'indépendance par un droit de veto ?

La tentation de soumettre un média à l’intérêt de ses actionnaires (ou de leurs amis) et donc d’affaiblir sa crédibilité, existera toujours. Ce n'est que grâce à un droit de veto sur la ligne éditoriale que le quotidien Le Monde, avant ses récents problèmes, a échappé pendant des décennies aux convoitises.

Mais tous les actionnaires ne cherchent pas à intervenir sur l'information. En Allemagne, le directeur de la rédactions du prestigieux Der Spiegel est élu à bulletins secrets par la rédaction. Aux Etats-Unis, la majorité des actionnaires du New York Times acceptent des actions sans droit de vote.

L’intersyndicale demande une loi donnant un droit de veto, à bulletins secrets, aux journalistes sur la ligne éditoriale d'un titre et sur la nomination/révocation du dirigeant. Elle exige aussi l’obligation légale, pour tout média, d’informer ses lecteurs du nomsdes principaux propriétaires.

Pourquoi cette forte participation des pigistes ?

Par leurs livres et leurs enquêtes, les journalistes indépendants ont contribué à redorer le blason de la profession. Mais la récente explosion du nombre de pigistes introduit une précarité qui fragilise le travail journalistique. Et ce sont les premières victimes de l'affaiblissement de la presse qui en découle. L'intersyndicale demande donc à ce que tout titre bénéficie d'une équipe rédactionnelle permanente et que le recours à des pigistes réguliers soit encadré.

(*) Les propositions de l’intersyndicale des journalistes ont été rédigées par les cinq premiers syndicats de la profession, qui ont rassemblé plus de 90% des voix aux élections à la Commission de la carte de presse.

mercredi 16 janvier 2008

Conf' de presse Sarko: Le Canard dénonce un "match truqué"

Dans un billet, Le Canard Enchaîné de mercredi dénonce l'organisation de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy du début janvier, un "match truqué" où "l'adversaire est de paille" et où le président s'est violemment attaqué à plusieurs journalistes qu'il a ensuite appelé au téléphone pour faire "ami-ami".

"Sarkozy tape d'autant plus fort qu'il sait que son interlocuteur est sans voix. Il ne peut riposter, c 'est l'Elysée qui tient le micro", rappelle l'hebdo satirique, en soulignant que ce sont "les hommes du président" qui choisissent les journalistes autorisés à poser des questions.

"Sitôt la question posée, le micro change de mains. Pas de droit de suite pour le questionneur, pas de possibilité de porter la contradiction, d'insister si le chef de l'Etat a répondu à côté", souligne le Canard.

Associated Press France: pas de chèque en blanc à Vincent Bolloré

L'intersyndicale des salariés d'Associated Press France (AP) a "refusé de signer un chèque en blanc" au projet de reprise de l'agence de presse déposé par l'homme d'affaires Vincent Bolloré, ami proche du président de la République.

La réunion du Comité d'Entreprise "n'a permis de lever aucune des inquiétudes des élus et de l'intersyndicale", ont indiqué les syndicats SNJ, CFDT, SNJ-CGT et FO dans un communiqué commun à la mi-décembre.

Lors de cette réunion, le directeur général d'AP France, Pierre-Yves Glass, a selon eux présenté aux élus du personnel une "coquille vide" et n'a donné aucune information sur "le rédactionnel", "le montage financier", "l'emploi" et "les garanties sociales".

AP est une des trois grandes agences de presse mondiales à offrir un service d'informations sur la France, comme Reuters et l'Agence France-Presse, cette dernière étant leader sur le marché national.

Vincent Bolloré contrôle deux quotidiens gratuits, DirectSoir et Matin Plus, la chaîne de télévision Direct8 et environ 30% du capital d'Habvas, 2ème agence de publicité Française. Il détient de nombreuses concessions publiques en France et en Afrique, où il contrôle plusieurs ports en Afrique de l'Ouiest.

vendredi 14 décembre 2007

Ivan Levaï plaint les jeunes

Avant quand un journaliste se faisait virer, il lui suffisait de frapper à la porte d'à côté pour retrouver du travail. C'est en synthèse ce qu'a rappelé Ivan Levaï, invité sur France Inter ce vendredi 14 décembre dans la matinée. Avant d'expliquer qu'il plaint les "jeunes" et de rappeler également que les journalistes sont des salariés qui ont besoin de manger, ce que l'intersyndicale martèle depuis plusieurs mois. Nous le remercions de ce soutien, même s'il est involontaire, à notre combat et nous l'invitons bien entendu à venir nous apporter une aide plus concrète en signant notre pétition : www.intersj.info.

mercredi 28 novembre 2007

Villiers le Bel: des sources hâtives

Où en est la réflexion sur l'usage des sources officielles anonymes ?

Après la mort de deux adolescents à Villiers le Bel, des "sources policières" anonymes ont crû pouvoir donner hâtivement aux médias une version de l'accident, alors qu'un juge d'instruction n'avait même pas encore été nommé .

Deux jours plus tard, une vidéo filmée quelques minutes après le drame par un voisin remet sérieusement en cause cette version anonyme.

Elle montre aussi que le calme prévalait sur les lieux quinze minutes après le drame, en attendant les secours.

Plutôt que prendre comme argent comptant ce type de source anonyme, sans prendre de distance, ne faudrait-il pas commencer par prendre le temps de respecter le deuil des familles ?

Le témoignage vidéo qui calme le jeu: http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=582816

mercredi 21 novembre 2007

Panoramédias: qui détient quoi

Petite visite sur docs.docs.free.fr, site mutualiste indépendant, réalisé à domicile par des documentalistes.

Un métier précieux pour prendre du recul, quand l'information "officielle" est sous pression des "communiquants"...

http://docsdocs.free.fr/spip.php?breve181

Le site propose plusieurs panorama des propriétaires de médias en France

Le plus clair, celui du Clemi:

http://www.clemi.org/formation/outils/groupes-presse.pdf

Les blogueurs relaient la pétition

Plus de 200 blogs relaient la pétition. N'hésitez pas à mettre un lien vers le votre... et à commenter l'actualité ou la façon dont elle est couverte par les médias. La parole est aux citoyens, sur un blog appelé à durer.

mardi 20 novembre 2007

Beytout aux Echos: Sarkozy annonce

Les journalistes des Echos sont "choqués" que le nom de Nicolas Beytout ait été évoqué par le président de la République avant même l'annonce officielle de sa nomination", écrit la rédaction dans un communiqué publié à la suite d'une assemblée générale.

"Cette intrusion" confirme les menaces qui pèsent sur leur indépendance éditoriale avec le rachat des Echos par LVMH. Après cinq mois de combat, la rédaction affirme "plus que jamais" sa "détermination à défendre" son indépendance éditoriale", selon le communiqué.

Protestation aussi sur les sites du SNJ et du Snj-CGT:

Pour le SNJ http://www.snj.fr/article.php3?id_article=570

Pour le SNJ-CGT http://www.snj.cgt.fr/index1.html

Le site de chaque syndicat est accessible en cliquant sur leur logo en page d'accueil.

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