Intersyndicale des Journalistes

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lundi 8 décembre 2008

M6: grève contre les fermetures (Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux)

L'intersyndicale de M6 appelle à une grève de 24h00 mardi pour protester contre la fermeture des cinq bureaux locaux (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille et Toulouse), qui supprimera les emplois d'une centaine de personnes (46 postes de permanents et plus encore de pigistes et intermittents). L'intersyndicale (CFDT, CFTC, SNJ-CGT) a fait avec le comité d'entreprise "une proposition alternative qui permet de garder 25 postes M6 en région", mais, ajoute-t-elle, "il semble que la direction veuille toujours maintenir un projet socialement désastreux et financièrement plus coûteux".

pétition pour l'AFP: déjà 5.000 signatures

La pétition lancée pour le soutien de l'AFP a déjà passé le cap des 5.000 signatures, une dizaine de jours après son lancement. http://www.sos-afp.org/

Dépénaliser la diffamation: du "sur-mesure" contre la presse

La commission Serge Guinchard sur la réforme du contentieux avait remis le 30 juin à Rachida Dati 65 propositions. L'une d'elles suggérait que la diffamation soit désormais jugée au civil, "à l'exception des diffamations présentant un caractère discriminant (raciste, sexiste)". Le SNJ a mis en garde contre les graves dangers de cette proposition.

"Au pénal, il y a une instruction, le journaliste peut prouver sa bonne foi. Il y a un cadre légal, une jurisprudence qui permet de juger dans le respect des libertés publiques fondamentales. Le juge civil, lui, n'a aucun cadre. S'il constate un préjudice, il condamne", a expliqué Dominique Pradalié, secrétaire nationale du SNJ, citée dans un article de Soren Seelow, journaliste au Monde. http://www.lemonde.fr/societe/artic...

"Cette réforme me semble avoir un double objet : tout d'abord, permettre aux seuls puissants de mettre en oeuvre ce type de procédures civiles, car en l'absence de juge d'instruction, il faut pouvoir payer des avocats pour faire l'enquête. Et ensuite, condamner plus facilement les journalistes, puisqu'ils ne seront plus protégés par la liberté de la presse", a ajouté Dominique Pradalié.

(*) Serge Guinchard a fait carrière en politique. Il fut l'adjoint aux finances de Michel Noir, maire de Lyon de 1989 à 1995, au moment de l'affaire Botton.

Sept licenciements aux Inrock'

La rédaction des Inrockuptibles, qui comme celles de Libération, du Monde, et des Cahiers du cinéma a été interdite de projection de presse pour le film Agathe Cléry, est par ailleurs confrontée à l'annonce de sept licenciements, malgré ses 41.000 abonnés.

Cinéma: les critiques punis par Pathé

L’Union des journalistes de cinéma (UJC) dénonce le fait qu'une "nouvelle fois un producteur, Charles Gassot, suivi par son distributeur Pathé, s’est permis de décider des critiques qui seraient invités aux projections de presse et d’exclure nombre d’entre eux".

"L’accès aux projections de presse d’Agathe Cléry, d’Étienne Chatiliez, a été interdit à tous les journalistes dont le producteur pensait qu’ils n’étaient pas "susceptibles d’aimer le film", révèle l’UJC, qui condamne la "tentative de diviser la profession, destinée à forcer les journalistes à donner des avis systématiquement favorables aux films pour pouvoir faire leur travail à temps".

samedi 6 décembre 2008

Diffamation: les dangers du civil

Pourquoi faire passer le contentieux de la diffamation au juge civil ? Le juge civil condamnera là où le juge pénal aurait relaxé. Le juge civil constate l’existence d’un préjudice et le répare (financièrement). Le juge pénal applique la loi pénale, qui est d’interprétation stricte et est extrêmement balisée pour respecter les libertés publiques.

Le Syndicat National des Journalistes explique les conséquences dramatiques pour la liberté de l’information qu’entraînerait l’adoption en tout ou partie du rapport Guinchard auquel se réfère le Président de la République. http://www.snj.fr/article.php3?id_a...

Presse financière: un duopole ?

Les journalistes de La Vie financière, (77.000 exemplaires chaque semaine), s’interrogent sur le risque d’une concentration de la presse patrimoniale entre les mains de deux grands groupes financiers et industriels, dont les motivations peuvent diverger de l’intérêt des lecteurs et mettent en garde les annonceurs sur les risques que constitue un tel regroupement, s’agissant aussi bien de la pluralité de l’information que des tarifs publicitaires. http://www.lavf.com/img/emailing/pr...

Déclaration à l'Est Républicain

L’intersyndicale du Groupe L’Est Républicain, demande : • que la stratégie du groupe pour les trois années à venir soit énoncée en réunion de comité de groupe devant tous les élus et puisse être ainsi expertisée, • que le périmètre du groupe soit clairement énoncé • que les relations des titres liés aux services centraux fournis par Euro Information soient clarifiées avec ledit groupe, • que se tiennent dans les meilleurs délais les réunions urgentes entre la direction et les syndicats concernant l’emploi, les process de travail du groupe, l’information centralisée et la place des informaticiens des sociétés du groupe, le sort réservé aux titres, le respect des statuts des différentes catégories, les décisions concernant les centres d’impression, l’avenir des personnels administratifs et commerciaux, l’indépendances éditoriale de chaque titre, etc. http://www.usj-cfdt.fr/site/portail...

dimanche 30 novembre 2008

Vittorio de Fillipis interpellé: une intimidation de trop (usj-Cfdt)

L'Union syndicale des journalistes (USJ ) CFDT s'inquiète des méthodes totalement disproportionnées utilisées contre notre confrère Vittorio de Filipis, du quotidien Libération, avec mandat d'amener et interpellation à 6H40 à son domicile, devant ses enfants, concernant les suites d'une affaire déjà ancienne, pour laquelle le plaignant en diffamation contre un article du journaliste d'investigation Renaud Lecadre avait été débouté.

La juge d'instruction pouvait à tout moment contacter Vittorio de Filippis à Libération, où il travaille toujours, et cette interpellation à domicile ne correspond à aucun impératif.

L'USJ est scandalisée par ce qui ressemble trop à une nouvelle intimidation contre le journalisme d'investigation, qui vient s'ajouter à la tentative de perquisition dans les locaux du Canard Enchaîné, à la très contestée loi sur le secret des sources d'information des journalistes, où encore aux dix procédures en diffamation récemment engagées par les dirigeants du groupe Caisse d'Epargne contre le site internet d'informations Médiapart.

Arrestation de Vittorio: une maneuvre pour "intimider" (SNJ)

"Trois policiers qui sonnent au domicile d’un journaliste à 6h 40 du matin, l’interpellent, le traitent de « racaille » devant ses enfants, avant de le conduire au commissariat pour le déférer, menotté, après deux fouilles au corps intégrales, devant un juge. Cela s’est produit en France, en 2008, le vendredi 28 novembre", dénonce le Syndicat national des journalistes dans un communiqué.

"Quel est donc le supposé gravissime délit de presse qui lui a valu ce « traitement de faveur » de la part de la justice ? Il n’a pas répondu à une convocation - qu’il dit n’avoir jamais reçue - dans le cadre d’une plainte en diffamation déposée par Xavier Niel, fondateur de Free, mécontent d’un article publié par Libération en 2006" ajoute le communiqué.

Le syndicat y voit "une manœuvre de plus visant à intimider un secteur professionnel, déjà victime d’un climat de dénigrement quasi-systématique de la part de certains milieux politiques et économiques". http://www.snj.fr/article.php3?id_a...

mardi 1 juillet 2008

France TV: les SDJ contre l'"incroyable régression"

Le Forum des sociétés de journalistes, qui rassemble 25 SDJ, s'est inquièté d'une "incroyable régression dans la vie démocratique et médiatique", après l'annonce de Nicolas Sarkozy demandant la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif.

"A l'heure où Nicolas Sarkozy entend reprendre en main l'audiovisuel public et nommer directement le président de France Télévisions, le Forum des SDJ rappelle que le pluralisme de l'information est une valeur constitutionnelle dont le président de la République doit être le garant", indique-t-il vendredi dans un communiqué.

Le Forum "s'alarme de cette incroyable régression dans la vie démocratique et médiatique" et espère en outre que les états généraux de la presse, voulus par président de la République à la rentrée, "ne se traduiront pas par d'identiques atteintes à l'indépendance des médias", même si cette initiative "rejoint les demandes réitérées du Forum".

France TV: les SDJ dénoncent

Les sociétés des journalistes de France 2 et de la rédaction nationale de France 3 ont pris position sur le "plan Sarkozy", qui modifie en profondeur "le plan Copé" dévoilé peu avant.

Pour les deux SDJ, la désignation du président de France Télévisions par l'exécutif, souhaitée par Nicolas Sarkozy, constituerait "un dangereux retour en arrière", qui "porterait gravement atteinte à notre indépendance, donc à notre crédibilité".

"Alors que partout en Europe on cherche à distendre les liens entre la télévision publique et le gouvernement, la France fait le chemin inverse et revient vingt-cinq ans en arrière. Drôle d'exception culturelle!", jugent-elles.

Les deux SDJ dénoncent par ailleurs "un projet de financement bâti sur du sable" pour compenser la suppression annoncée de la publicité, avec notamment une taxe imposée aux opérateurs de télécommunications et aux fournisseurs d'accès à l'internet.

De son côté, l'intersyndicale de l'audiovisuel public (SNRT-CGT, CFDT, CFTC, FO, SNJ, SUD, CSA, STITR, UNSA et SNJ-CGT) estime, dans un communiqué publié lundi, que "la suppression de la publicité voulue par le président de la République déstabilise toute l'économie de France Télévisions" et "met en péril le pluralisme de l'information et la diversité des programmes".t

mardi 27 mai 2008

Etats-Généraux: réaction du SNJ

Le syndicat national des journalistes (SNJ) a estimé qu'il ne pouvait "rien sortir de bon" des états généraux de la presse annoncés mardi par Nicolas Sarkozy, affirmant qu'ils risquaient de rendre les médias "moins crédibles".

"Le risque est grand de voir émerger des dispositions visant à dénaturer un peu plus le contenu des médias; à les rendre encore moins attractifs et crédibles aux yeux du public", affirme le syndicat, qui opte plutôt pour "une légitime recherche sur les moyens d'améliorer la qualité de l'information et de retrouver la confiance du public".

Nicolas Sarkozy "fait mine d'ignorer" que des groupes multimédias sont déjà en cours de constitution, qu'ils "tuent le pluralisme, suppriment des titres, nivellent l'information par le bas et favorisent la pensée unique", observe le SNJ.

Le syndicat pose en outre une série de questions parmi lesquelles: "Nicolas Sarkozy rend-il service à la presse quand (...) il prive brutalement l'audiovisuel public d'une part importante de ses recettes sans en prévoir les contreparties?"

"Le parti du président rend-il service à la presse quand il se livre à une attaque en règle, totalement infondée, contre l'AFP?", s'interroge encore le SNJ. http://www.snj.fr/article.php3?id_a...

dimanche 25 mai 2008

Jean-François Kahn soutient l'indépendance de l'AFP

Jean-François Kahn, l'un des rares entrepreneurs français de presse, a pris la défense de l'AFP le 23 mai lors du débat de clôture des Assises du journalisme, en réponse aux questions de Bernard de la Villardière, journaliste sur LCI.

"Il faut accepter l'indépendance de l'AFP, sinon la France n'aura pas l'AFP, grande agence mondiale d'information, elle aura la Pravda ou l'agence Tass", a dit M.Kahn.

Le fondateur de l'hebdodmadaire Marianne a noté qu'il avait lui-même subi une déception personnelle lorsque l'AFP n'a pas repris un sondage du mois de février montrant que 69% des français soutiennent "l'appel à la vigilance républicaine" lancé par Marianne, et dont l'un des volets concerne un appel à "l'indépendance de la presse".

vendredi 16 mai 2008

Pas touche à nos carnets !

Protection des sources: communiqué de l'Union syndicale des journalistes CFDT

Les journalistes CFDT demandent aux députés UMP d'écarter en 2ème lecture la loi censée protéger les sources des journalistes. De fait, ce texte aggrave la jurisprudence en rendant possible l’accès au carnet d’adresses des journalistes, via un mauvais encadrement des perquisitions (1), exposant aux risques de tracasseries les simples citoyens qui acceptent de d’alerter bénévolement la presse sur les plus graves dysfonctionnements de notre société.

Dénoncé par le forum des sociétés de journaliste, les professionnels de l'investigation (2) et les syndicats de journalistes, ce texte liberticide mène droit à une information sous la coupe des communiquants, chargés d’établir qui est autorisé à parler à la presse dans les entreprises (comme on l’a vu à la Société Générale), les administrations ou même les partis politiques (comme récemment à l'UMP), afin de priver les journalistes de tout autre version des faits que celle des communiqués officiels.

Paris, le 16 mai 2008. Contactez nous au 06 07 61 64 89

(1) Les trois premiers syndicats de journalistes (SNJ,CGT et CFDT) étaient tombés d’accord en avril pour estimer que l’encadrement des perquisitions doit exclure toutes les affaires où la Justice n’enquête pas sur des crimes punis par au moins dix ans de prison, faisant peser un risque sur l'intégrité physique des personnes, et lorsqu'il n'existe aucune autre possibilité d'obtenir les informations. Ils l’avaient dit de vive voix dans le bureau du rapporteur de la loi, Etienne Blanc, qui s’est tout simplement assis sur leurs propos.

(2) Reçu par les députés, Louis-Marie Horeau, du Canard Enchaîné, a lui aussi été très clair.

dimanche 13 avril 2008

Le Monde: l'équipe web solidaire

Les salariés du site internet du Monde, filiale du groupe, se sont réunis en assemblée générale pour voter un texte de solidarité à leurs collègues du groupe", publié dimanche sur le site (www.lemonde.fr).

L'équipe du Monde.fr précise qu'elle s'opposera à "la publication sur lemonde.fr d'articles en provenance du journal le lundi 14 avril", jour de la grève du quotidien.

Les salariés du Monde seront en grève lundi pour protester contre un plan de redressement qui prévoit la suppression de 130 emplois au quotidien, dont 85 à 90 journalistes, soit le quart de la rédaction.

samedi 12 avril 2008

Guy-André Kiéffer: RV le 16

Quatre ans après l'enlèvement à Abidjan de Guy-André Kieffer (GAK), journaliste d'investigation et spécialiste des matières premières, son portrait sera accroché mercredi sur la façade de l'hôtel de ville du 20e arrondissement de Paris, place Gambetta, le quartier où vivait GAK.

Le rassemblement aura lieu à 11 heures, en présence d'Osange Silou-Kieffer, de sa fille Cannelle Kieffer, de Reporter sans frontières, de l'association Vérité pour Guy-André Kiéffer et de Frédérique Calandra, maire du 20e.

TV: Copé muet sur les ressources

La commission Copé, du nom du président du groupe UMP à l'assemblée, propose une suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques de télévision d'ici 2011, mais n'arrête pas pour l'instant de sources de financement pour la remplacer. La CGT de l'audiovisuel public souhaite appeler à une journée d'action le 16 avril, jour où la commission rendra son rapport d'étape.

AFP: CE extrordinaire sur le statut

Lors du CE extraordinaire du 11 avril, demandé par l'intersyndicale, le PDG a fixé à fin 2009 l'échéance du travail sur une modification "éventuelle" du statut de l'AFP, voté à l'unanimité par le parlement le 10 janvier 1957, après 19 mois d'un débat souhaité par, Jean Marin (PDG de l'AFP de 1957 à 1975), et lancé par Pierre Mendès-France (*). Ce statut protège l'indépendance de l'AFP et lui interdit de présenter un budget en déficit. Sur la période 2006/2007, l'Agence a dégagé une marge bénéficiaire d'exploitation de 30 millions d'euros.

Renversé le 5 février 1955, Pierre Mendès-France signe la veille le décrêt créant la commission Surleau, chargée de "préparer un projet de statut". Edgar Faure, nouveau pdt du conseil, reprend alors le flambeau.

Reprise à 60 mlns de consommateurs

L'équipe rédactionnelle, après 4 jours de grève a reçu des garanties du directeur de la publication quant au fonctionnement quotidien du journal et sur le rôle prépondérant du nouveau rédacteur en chef. Elle a donc décidé de reprendre le travail.

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